LECTURE | Dis-moi que tu m’aimes, Joy Fielding

LECTURE | Dis-moi que tu m’aimes, Joy Fielding

Je suis ce que l’on peut appeler une lectrice « modérée ». J’adore lire, mais je ne le fais pas quotidiennement. J’ai des passades, avec de temps en temps des envies complètement différentes. Je peux dévorer les Pensées de Pascal un jour et m’enthousiasmer pour Katherine Pancol un autre. Mais il y a un genre de romans que je n’avais pas assez exploité car je fus trop souvent déçue par le passé : le thriller. Et là, en faisant mon tour mensuel à la bibliothèque de ma ville, je fus tentée par Dis-moi que tu m’aimes de Joy Fielding. Comme j’aime le dire, en lecture, il ne faut pas rester sur une déception.

Le résumé de « Dis-moi que tu m’aimes » de Joy Fielding

Bailey Carpenter menait une vie de rêve. Héritière d’une fortune colossale, heureuse en amour, elle s’épanouissait aussi dans son métier de jeune enquêtrice jusqu’au jour où… alors qu’elle est planquée derrière un buisson en train d’espionner un suspect, un inconnu la viole et lui susurre ces paroles glaçantes :  » Dis-moi que tu m’aimes.  » Dès lors, Bailey passe ses journées calfeutrée chez elle à ressasser son agression, observant le monde à travers des jumelles. Sa demi-sœur Claire et sa nièce viennent s’occuper d’elle, mais leur présence ne parvient pas à calmer l’anxiété de la jeune femme hantée par des cauchemars et obsédée par son voisin. Chaque soir, il suit le même rituel : une parade amoureuse, des femmes qui défilent les unes après les autres dans son lit. Bailey est persuadée qu’il s’agit de son agresseur. Sa paranoïa est-elle bien réelle ou est-elle le fruit de son imagination ?
 dis-moi-que-tu-maimes-joy-fielding

Mon avis

Je dois vous avouer, au vu du résumé qui pour moi n’est pas des plus flatteurs, je m’attendais à un romain de gare, dépourvu de suspens. A la lecture, ce fut tout autre. Nous ressentons facilement les différentes phases que Bailey doit traverser après son viol. Le regard de son entourage, ses émotions, sa peur : tout y est. L’auteure arrive à nous transporter dans l’angoisse et la paranoïa permanente dans lequel Bailey se trouve. Je me suis mise à chercher avec elle le coupable de tous ses maux. Comme dans une bonne série, à la fin de chaque chapitre un nouveau suspect potentiel nous trotte à l’esprit. Le risque avec ce procédé, c’est que le lecteur découvre facilement le criminel. Ou que le coupable finisse par être un personnage peu « utilisé », voire pas du tout, avec cette impression que l’auteure n’avait pas réfléchie à la fin de son histoire. Si, si, vous voyez de quoi je parle, on connait tous une série ou un film dont la fin semble… bâclée. Ici, pas du tout. Sans rien vous dévoiler, la fin est incroyable et impossible à prévoir. A moins d’être un fin détective bien entendu. Cependant, en reprenant l’histoire, on se rend compte que des indices avaient été glissés tout au long du livre . Voilà pourquoi le travail d’écriture m’a impressionné. Joy Fielding a pour moi, réussi son pari. Les émotions et l’enquête sont très bien ficelées. Elle m’a réconcilié avec le thriller.

Après plusieurs recherches sur l’auteure, j’ai compris que ce n’était pas son coup d’essai et qu’elle était même une petite référence dans le milieu du livre policier. Je suis loin d’être surprise.

dis-moi-que-tu-maimes-joy-fielding

Vous l’avez lu ? Donnez-moi votre avis. Vous avez des livres à me conseiller ? Je veux tout savoir !

Laisser un commentaire

*

Fermer le menu